Le 16 février 2022, lors d’un conseil autour du renforcement de la lutte contre le cancer le Parlement Européen a adopté un rapport sur le traitement de la maladie qui mentionne en partie l’utilité de la cigarette électronique dans l’arrêt de la cigarette, le tabac étant de loin la première cause de cancer au sein de l’Union européenne.
Une reconnaissance qui peut paraître comme une grande avancée pour le monde de la vape, mais celle-ci réserve une autre décision qui n’est pas du goût de toutes et tous.
Si le Parlement européen reconnaît que « les cigarettes électroniques pourraient permettre à certains fumeurs d’arrêter progressivement de fumer », ils émettent néanmoins quelques réserves notamment au sujet des différents arômes utilisés dans les e-liquides.
Compte tenu de son caractère récent et du manque d’études scientifiques à son sujet, la vape devra faire l’objet de « suivi des évaluations scientifiques des risques sanitaires » par la Commission afin de mesurer davantage son efficacité dans l’arrêt progressif de la cigarette. Une bonne chose diriez-vous ? Malheureusement les propos de la Commission sont nuancés et pointent du doigt un élément primordial de la cigarette électronique : les arômes.
La Commission alerte sur le caractère « attrayant » des cigarettes électroniques, qui pourraient éventuellement attirer les mineurs et les non fumeurs à débuter la vape. Ce caractère attrayant peut reposer entre autres sur l’esthétique et le packaging des cigarettes électroniques, mais c’est principalement les arômes utilisés qui en sont la cause. Les arômes destinés dans un premier temps à aider les fumeurs à se détacher de la cigarette sont perçus par la Commission européenne comme trop attrayants et susceptibles d’attirer de nouveaux consommateurs vers la vape plutôt qu’utiles au sevrage tabagique.
Dans le cadre de la directive sur les produits de tabac, les arômes seraient amenés à être évalués pour déterminer leur degré d’attirance pour les mineurs et non fumeurs, mais ce n’est pas fini, la Commission européenne va jusqu’à envisager une » interdiction de tous les arômes caractérisants dans les produits à base de tabac chauffé et les nouveaux produits du tabac ».
Les arômes sont une partie intégrante de la cigarette électronique, ils permettent un sevrage tabagique plus progressif et efficace, qui correspond à un très large panel de profils de fumeur et ne sont en aucun cas une invitation à la vape pour les mineurs et non fumeurs.
La vape est aujourd’hui très strictement réglementée et les marques se plient toutes aux réglementations imposées. Par exemple, ll’article L3513-5 du Code de la santé publique interdit la vente de produits du vapotage aux mineurs de moins de 18 ans, l’article L3513-4 du Code de la santé publique quant à lui interdit toute propagande et publicité de la cigarette électronique et des produits du vapotage.
En clair, si la reconnaissance de la cigarette électronique comme élément efficace dans l’arrêt de la cigarette peut se révéler très avantageuse pour le monde de la vape, l’interdiction des arômes pourrait venir fortement altérer son efficacité.





