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Entre passion, innovation et convictions, Jean, co-fondateur de FUU, revient sur son parcours d’entrepreneur et l’histoire d’une marque qui a profondément marqué l’univers de la vape française. De ses débuts autodidactes à la création de recettes devenues emblématiques, il partage sa vision du marché, l’importance de la qualité et le rôle essentiel d’une filière responsable. Une interview où l’on découvre un dirigeant engagé, porté par la science, la créativité et l’envie de faire avancer la vape.
Salut ! Je m’appelle Jean et j’ai 41 ans. J’ai été salarié 6 mois dans ma vie et sinon j’ai toujours été entrepreneur. Avant la cigarette électronique j’étais spécialiste en communication institutionnelle. A part ça, je suis surtout quelqu’un de passionné par les sciences, la lecture et particulièrement la science fiction. J’avoue que j’adore conduire tout ce qui roule, moto, vélo, voiture, trottinette (rires).
Être à fond dans ce que je fais. C’est ça qui me motive, je choisis un projet quel qu’il soit et je m’y attaque à 100% que ça soit de l’administratif comme la création d’une recette d’eliquide. Après la vape a ça de formidable qu’elle permet de se passionner pour les produits. Mon plus grand défi : faire le meilleur e-liquide du marché : le plus efficace de tous pour arrêter de fumer, mais bon, je le cherche encore.


Ce sont les gens qui y travaillent ! On a une équipe incroyable, motivée, soudée, qui prend des initiatives et qui fait son travail avec soin. Chez FUU on est un peu des allemands : la qualité du travail, c’est notre première valeur. Tout le monde se sent concerné et sait qu’on ne fabrique pas des produits comme les autres.
On a arrêté de fumer grâce à la vape en 2011 avec mon associé, on a trouvé ça génial et on a eu envie de s’occuper des eliquides car il y avait un besoin fort sur le marché et qu’on aime les défis techniques et scientifiques. On a créé FUU en 2012.
Nous avons 40 salariés !
Deux gammes par an en moyenne depuis 12 ans, ça fait énormément de produits créés. Une des spécificités de FUU c’est d’innover et d’être créatif. On cherche toujours à améliorer la vape. Dans notre histoire, on a souvent été les premiers à lancer un segment 50ml (avec nicotine) inspiré US, on a posé la première gamme bouteille aux sels de nicotine avec MiNiMAL. On a innové avec CBD+Nicotine et la marque Calm+ et on a aussi déposé un brevet sur la nicotine hybride avec la gamme Blend.
Dans le musée de FUU, une recette à un emplacement bien spécial, c’est le Low Rider de la gamme Fuug Life. Il a été à la frontière du banger national, il a beaucoup plu, on en a énormément vendu et on en vend toujours. Inimitable avec sa saveur de Citron vert cassis un peu frais, sorti à l’époque ou les fruités frais n’existaient pas vraiment. Mais la recette qui incarne FUU, c’est MiNiMAL Classique qui est certainement le sel de nicotine tabac le plus vendu en France et qui a permis à des milliers de fumeurs de quitter la clope.
Innovation et qualité. Cela n’a pas changé, FUU est une marque pionnière qui ne veut pas faire comme les vieilles industries qui trompent leurs clients. On veut tout simplement fabriquer les meilleurs eliquides possible et tous les ingrédients sont de top qualité, on ne chipote jamais sur les coûts et les procédures.
La capacité à créer de nouveaux segments de marché. On arrive toujours à avoir une longueur d’avance et à chercher comment améliorer l’offre. Bon, on se loupe aussi avec des produits qui ne fonctionnent pas bien.
On adore le projet Titanide, cette marque emblématique de matériel qu’on a repris en 2022 et qui nous permet de continuer à ne pas laisser le champ totalement libre à la Chine. Sinon, Cloud Empire, notre gamme aux saveurs intenses est une réussite, j’adore cette marque et ce qu’elle permet : vendre du goût et du plaisir de manière stylée !
On a réussi à vendre pour 90 000 € de kits débutants à CDiscount en 2013 ou 2014. Ils voulaient se positionner dans la vape et on a assuré. On leur a livré une montagne de matos. Au-delà de la fierté d’avoir réussi à décrocher et exécuter le contrat, ce qui me fait le plus marrer c’est qu’ils n’ont jamais réussi à les vendre !
Si on considère que l’article 23 va échouer à tuer la vape, je pense que le principal défi réside dans la capacité de la filière à se réguler et à éviter de faire ce qu’à fait le tabac : mentir, tricher et manipuler. Nous devons être exemplaires et continuer à faire du vapotage un OSNI, un Objet Sanitaire Non Identifié qui disrupte le duo “Tabac – Pharma”.

Non, sinon on fermerait ! On fait comme si rien n’allait se passer pour continuer à anticiper et créer. On ne peut pas se mettre de limites sinon c’est la mort assurée !
Soit la filière se saborde toute seule comme l’Angleterre qui est devenue “Puffland en Sucralose” avec des épiceries de nuits qui vendent que des puffs et des boutiques spécialisées fermées. Soit la filière devient l’Allemagne avec 400 vape shops qui se battent en duel et des pré remplies claquées au sol de l’industrie du tabac. Ce sont les 2 scénarios flippants et je préfère le 2ème parce que FUU arrivera à rester en vie sur un marché resserré.
Mais le vrai scénario que j’adore et pour lequel je me bats c’est celui-ci : la vape française se mobilise, évite de devenir uniquement centrée sur le récréatif et continue à convertir des fumeurs. Là on a un boulevard pour devenir les leaders mondiaux du vapotage indépendants du tabac qui partent à la conquête des pays occidentaux qui ont eu la bêtise de massacrer le vapotage. L’avenir peut être dingue si les pros de la vape sont intelligents et continuent à défendre l’exception vape française !
Publié dans : La vape en général
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