En décembre 2023 et en février 2024, la Commission Européenne et le Sénat votent l’interdiction des puffs, accusées d’être un danger pour la santé et l’environnement. C’est à présent au tour de la France de voter contre les puffs. Si elles devaient être interdites avant septembre 2024, la décision a été plus longue que prévue mais la finalité sera la même.
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IMPORTANT : le 24 février 2025, la loi sur l’interdiction des puffs jetables a officiellement été promulguée. Toutes les puffs concernées seront interdites à la vente d’ici à la fin du mois de février. Pensez à vous diriger vers les modèles rechargeables !
Dernière ligne droite dans l’interdiction des puffs jetables
La lutte contre les puffs jetables est sur sa dernière ligne droite. Si la loi visant à interdire les puffs jetables avait commencé avec la Commission Européenne en décembre 2023, la lutte s’est poursuivie avec le Sénat en février 2024. Depuis peu, la Commission Européenne annonce qu’elle donne son feu vert à la France. Le pays pourra donc mettre en place l’interdiction définitive des puffs jetables dès que possible.
Une interdiction justifiée ?
La raison de cette interdiction concerne la santé publique, selon la Commission Européenne et est décrite comme “justifiée, nécessaire et proportionnée”. Selon elle, la puff jetable reste un problème majeur au niveau de la santé, du fait de leur contenance en nicotine pour les modèles concernés.
Mais c’est surtout l’argument que la France souligne l’impact environnemental des puffs jetables, qui reste le plus intéressant ici. Contrairement aux puffs rechargeables, la version à usage unique se jette une fois l’utilisation terminée. Une fois jetées sans être recyclées (ce qui arrive malheureusement trop souvent avec les puffs), les microplastiques et les produits chimiques contenus dans la puff, notamment la batterie en lithium, se retrouvent dans la nature, polluant donc évidemment celle-ci.
Un prix bas rendant les puffs jetables trop accessibles
L’institution européenne souligne le problème du prix jugé très bas par rapport à un paquet de cigarettes. Ce prix rendrait les puffs trop attractives, de même que les nombreuses saveurs disponibles sur le marché. Selon la députée Francesca Pasquini, qui souhaite interdire les puffs, les arômes “évoquent l’enfance” et les “couleurs flashy se confondent facilement dans une trousse avec des stabilos”.
Selon une étude d’Alliance contre le tabac, publiée en novembre 2023, 15% des adolescents ont déjà utilisé une puff. De même, pour 47% des adolescents, les puffs sont responsables d’une initiation à la nicotine.
Rappelons tout de même que les vape shop ont tendance à être bien plus à cheval que les tabacs sur le respect de l’âge du client ; une étude publiée en 2024 indique que 28% des magasins de vape acceptent de vendre aux mineurs (un nombre évidemment déjà bien trop élevé), contre 41% des buralistes.





