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Résumé de l'article
La popularité de la vape a attiré des personnes mal intentionnées qui tentent de profiter de son succès via des méthodes frauduleuses, notamment la fabrication de faux e-liquides. Ces produits contrefaits peuvent présenter des risques pour la santé en raison de leur composition non contrôlée. Pour éviter ces arnaques, il est essentiel de connaître les bons réflexes à adopter et de repérer les signes de contrefaçon.
Au fil des années, la vape est devenue de plus en plus populaire. Et avec elle, de nombreuses personnes mal intentionnées essayent de profiter de son succès via des méthodes frauduleuses. Retrouvez dans cet article comment repérer les arnaques autour de la vape ainsi que les bons réflexes à adopter.
Tout d’abord, il est important de connaître les différents types d’arnaques existantes. La plus courante est la fabrication de faux e-liquides. On en trouve sur le marché : certains imitent des marques bien connues, d’autres se présentent comme une nouvelle gamme lancée par un prétendu laboratoire.
Le problème, c’est que ces e-liquides ne sont généralement pas contrôlés avant mise en vente : leur composition peut ne pas être maîtrisée, des produits inattendus y sont parfois ajoutés pour modifier le goût, la couleur ou la texture, sans respecter les normes sanitaires. Dans certains cas, les faussaires réutilisent des flacons vides de grandes marques qu’ils remplissent avec leur liquide contrefait avant de les revendre.
Les cigarettes électroniques aussi peuvent être concernées, Geekvape avait même alerté à propos de produits utilisant sa marque de façon frauduleuse en 2023.
La revente s’effectue généralement par le biais de sites frauduleux, prenant parfois l’apparence de sites légitimes dont ils copient les produits. Il peut alors être difficile de démêler le vrai du faux ! Cependant, quelques indices peuvent vous mettre la puce à l’oreille, comme l’absence de mentions légales ou des prix anormalement bas par rapport aux sites concurrents. Pensez à toujours rechercher le SIRET ou SIREN, et à le vérifier sur un site officiel comme l’Insee.
Dans le cas de ces faux sites, certains vendent réellement des produits contrefaits, tandis que d’autres ne sont qu’une vitrine destinée à vous attirer, avec pour seul objectif de récupérer vos coordonnées bancaires si vous tentez d’acheter (sans jamais vous envoyer les produits). Dans les deux cas, mieux vaut ne pas tenter sa chance.
Derrière ces pratiques trompeuses, les conséquences pour le consommateur peuvent être très importantes. En vapotant un e-liquide contrefait, votre santé peut être directement mise en danger. Le secteur de la vape est strictement encadré, notamment par la TPD (Directive sur les Produits du Tabac, ou Tobacco Products Directive en anglais), qui impose une composition déclarée et testée, un emballage sécurisé ainsi qu’un étiquetage clair et transparent.
Les e-liquides contrefaits, eux, ne présentent aucune garantie de sécurité et peuvent contenir des substances toxiques ou un dosage approximatif de propylène glycol et de glycérine végétale, susceptibles de provoquer des maux de tête, des irritations, des nausées, voire des réactions allergiques.
Mais les risques ne concernent pas uniquement la santé. Malgré les prix souvent très attractifs affichés, les conséquences sur votre portefeuille peuvent être tout aussi réelles. En plus du risque de vol de vos coordonnées bancaires déjà évoqué, ce n’est pas la seule manière de perdre de l’argent avec ces arnaques. Une fois la commande passée, le site peut disparaître ou ne jamais livrer, et la plupart de ces plateformes malhonnêtes ne proposent aucun service après-vente permettant d’obtenir un remboursement. De plus, certains sites inscrivent en secret leurs clients à des abonnements déguisés en offres promotionnelles, qu’il devient ensuite très difficile de résilier.
Si un site de vape vous semble suspect, voici quelques recommandations pour en avoir le cœur net :
Au vu de leur popularité qui ne cesse de croître, les puffs sont bien évidemment ciblées par les personnes mal intentionnées. En plus de vendre des contrefaçons à des prix impossible sur des réseaux comme Snapchat, il est tout à fait possible que vous tombiez sur des puffs à des taux de nicotine bien plus élevés que ce que la loi autorise ; pour rappel, il est interdit de vendre n’importe quel produit de vapotage avec un taux de nicotine supérieur à 20mg/ml. Et ce n’est pas tout, puisque vous pouvez également tomber sur des puffs jetables, interdites depuis plusieurs mois.
En bref, pour les puffs comme les e-liquides, ne tombez pas dans le panneau de la facilité sur Snapchat ou “sous le comptoir” d’une supérette peu scrupuleuse. Seules les boutiques physiques de vape et les sites e-commerce reconnus seront en mesure de vous proposer une offre qui rentre dans le cadre de la loi.
Publié dans : Lois, société, réglementations de la vape
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