Dans la lignée des augmentations des produits de la vape, le gouvernement marocain prévoit de fixer une taxe sur les cigarettes électroniques jetables, ou puff.
Une volonté de freiner l’engouement des plus jeunes
Tout comme en France, un projet d’une taxe sur les cigarettes électroniques jetables, appelées également puffs, pourrait arriver d’ici 2025 au Maroc. Alors que le prix du tabac reste stable, la taxe pourrait s’élever à 50 dirhams par unité, soit 4,63€.
Cette taxe souligne la volonté du gouvernement de freiner l’engouement des vapoteurs les plus jeunes pour les puffs jetables. Pouvant contenir de la nicotine et proposant plusieurs saveurs attrayantes, ces puffs sont pourtant un véritable danger au niveau écologique. En plus d’un usage unique, ces cigarettes électroniques jetables possèdent des batteries en lithium, difficilement recyclables.
Une taxe visant également les substituts nicotiniques
La taxe ne s’applique pas seulement aux cigarettes électroniques jetables. Le gouvernement souhaite appliquer une taxe s’élevant à 200 dirhams par kilogramme pour les substituts nicotiniques, soit un peu plus de 18€ par kg. Ce taux se rapproche de celui qui s’est vu appliqué aux produits similaires ; même en passant aux puffs rechargeables, des taxes seront tout de même appliquées.
Pour rappel, la famille des substituts nicotiniques se distingue en deux groupes :
- Les patchs à coller sur la peau ;
- Les formes orales : les comprimés à sucer, les comprimés sublinguaux (à faire fondre sous la langue) et les dispositifs à inhaler (sprays buccaux).
Un contrôle sur la consommation des produits envisagé
L’Exécutif Européen a fait part de sa volonté d’éteindre l’obligation de marquage fiscal aux e-liquides ainsi qu’aux substituts nicotiniques. Cette mesure devrait entrer en vigueur d’ici janvier 2016. Cela laisserait un délai aux fabricants et aux distributeurs afin qu’ils puissent s’adapter à cette nouvelle réglementation.
Publié dans : Lois, société, réglementations de la vape